17 décembre 2007
Compenser ses gaz à effet de serre avec Planetair
J'ai découvert récemment l'existence de Planetair, un organisme sans but lucratif canadien (dont les bureaux se trouvent à Montréal), qui nous propose de compenser nos gaz à effet de serre en acquérant des crédits de compensation de carbone.
L'idée est simple : investir dans des projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique qui permettront d’éviter que soit rejetée dans l’atmosphère une quantité de GES équivalente à celle que nous générons par nos activités.
On trouve sur le site des outils pour calculer nos émissions de gaz à effet de serre dues aux voyages en avion, à l'utilisation de la voiture et à l'électricité consommée à la maison. C'est un bon départ, mais pour quelqu'un comme moi qui ne prend pas l'avion, n'a pas de voiture et chauffe à l'hydro-électricité, la quantité de carbone à compenser est ridiculement faible...
Je suis sûre que si je calculais tout ce que je consomme (et je consomme pourtant très peu), je suis sûre que le résultat serait très différent. Il n'y a qu'à penser à tous ces kilomètres que font les aliments que je consomme. Une famille normale qui ne regarde pas l'origine des produits achetés peut atteindre une moyenne comprise entre 3500 et 5000 km de distance par produit, soit la distance Québec-Vancouver. J'ai beau faire acheter bien des produits directement du producteur et recevoir des paniers d'une ferme locale en saison, il n'en demeure pas moins que j'achète des fruits et des légumes venus du Sud, sans parler du café, du sucre et autres produits qu'on ne cultive malheureusement pas dans notre blanc pays!
C'est une donnée présentée dans le bulletin de Greenpeace qui m'a amenée à réfléchir à tout ça et à ne pas me limiter aux gaz à effet de serre dus à aux déplacements et au chauffage dans mon calcul d'émissions à compenser. 1 kg de viande = 250 km en voiture + toutes les lumières allumées à la maison!!! C'est plutôt effrayant, quand on y pense... J'ai donc décidé de calculer ma consommation de viande comme des déplacements et de compenser mes émissions de gaz à effet de serre correspondantes.
J'évalue ma consommation de viande à environ 1/2 kilo par semaine, donc 125 km par semaine x 52 semaines. Selon l'outil de calcul de Planetair, cela représente environ 1,5 tonne de gaz à effet de serre. Si j'y ajoute les gaz à effet de serre dus à l'électricité consommée à la maison (moins d'une tonne), j'arrive à un total de 2,5 tonnes d'émissions à compenser.
Cela représente 65,52 $ ou 98,86 $, selon que je choisis les crédits Portfolio ou Gold Standard. Ces derniers crédits sont certifiés par l'organisme du même nom. "Cette norme exige que les projets
d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique impliquent également le
développement durable de la collectivité locale (augmentation du niveau de vie,
transfert des connaissances, création d’emploi, réduction de la pollution,
etc.)." (source : Planetair)
Ce sera, je crois un bon début. Je ne pourrai pas prétendre être "carbone neutre", mais j'aurai déjà fait un premier pas... Ma prochaine étape sera d'ajouter au calcul, pour la prochaine année, une approximation des kilomètres parcourus par mon panier d'épicerie.
04 novembre 2007
Un écoquartier à faire rêver...
J'ai découvert récemment, grâce à un reportage diffusé à la Semaine verte radio et accessible sur Internet, l'existence d'un écoquartier dans la Mauricie. Ce fabuleux projet en est à ses premiers balbutiements. Les membres de la coopérative de travail Apex, les promoteurs du projet, l'ont lancé en février dernier. Je vous le dis, ce projet est à faire rêver!!!
Des terrains d'une bonne grandeur situés aux abords du superbe village de Saint-Mathieu-du-Parc (à quinze minutes de Shawinigan et à cinq minutes de l'entrée du parc de la Mauricie). L'assurance de se faire construire une maison verte selon des principes écologiques bien établis. Des règles de vie pour garantir un mode de vie respecteux de l'environnement et de ses voisins (pas de quatre-roues, pas de tondeuse à monteur, obligation de garder une partie du terrain boisée, etc.). La présence d'une école primaire alternative à 500 mètres du quartier. Bref, l'Écoquartier de feuilles en aiguilles est un projet absolument génial! En plus, on peut s'y faire construire une maison neuve à un prix acceptable (on peut avoir une maison à deux étages pour environ 140 000 $, le prix variant selon les matériaux utilisés).
Ce que je trouve le plus extraordinaire dans ce projet, c'est la possibilité de conjuguer vie communautaire (dans le cadre de l'écoquartier et du village) et propriété privée. Et l'équipe d'Apex et de la Coopérative Vert l'avenir (qui gère tous les aspects hors-construction du projet) est très dynamique. De plus, pour une travailleuse autonome comme moi, qui ne possède pas de voiture, le fait que le village soit tout près est très intéressant. On y trouve une bibliothèque, deux épiceries, une mini-SAQ, une quincaillerie, une massothérapeute, etc. Pas mal pour un petit village!
Je n'ai pas fini de rêver!
27 juin 2007
Le ménage, l'ordre et le désordre : Bilan
Bon... Je vais essayer d'être constructive... Cette expérience a été LAMENTABLE!
Non, non, je blague! À vrai dire, c'est plutôt mi-figue, mi-raisin. Un peu comme s'il y avait des microclimats dans mon appartement! J'ai plutôt bien réussi à ranger au fur et à mesure. Je me suis beaucoup améliorée, ça c'est sûr! Mais dans certaines pièces seulement... Je ne sais pas pour vous, mais chez moi, les papiers se multiplient et font des petits dès que j'ai le dos tourné. Pire, il se précipitent par terre, se mélangent, sortent de mes tiroirs, etc. Vous voyez le tableau! Même chose pour la vaisselle et les poubelles. C'est quand même étrange, non? Et je ne peux accuser personne, je vis seule!
Plus sérieusement, mes nouvelles résolutions m'ont quand même permis de ne plus à avoir à passer des heures d'affilée à faire du ménage. Je fais plutôt un peu de rangement tous les jours et j'essaie, je dis bien j'essaie, de ranger au fur et à mesure. Il ne me reste qu'à améliorer cette formule gagnante (lire le faire même dans mon bureau et dans la cuisine et plus systématiquement)!
Je crois que la prochaine étape sera de m'installer des étagères pour avoir plus d'espace de rangement, car je suis pauvre en placards. Ces derniers jours, je marche dans les ruelles pour histoire de trouver la perle rare. C'est fou ce que les gens jettent! Juste à côté de chez moi, il y a en ce moment même un magnifique meuble à ordinateur, des chaises, une table et plein d'autres trucs. J'ai déjà récupéré quelques trucs dans leur bric-à-brac (table, meuble de rangement, bois, etc.). Vive le 1er juillet*!
* Petite explication pour les non-Québécois : Le 1er juillet est LE jour où presque tout le monde déménage au Québec, et comme déménager est un sport national à Montréal, c'est quelque chose à voir! Heureusement que c'est un jour férié (c'est la fête du pays voisin, le Canada)!
29 mai 2007
Le ménage, l'ordre et le désordre
Je me souviens vaguement d’un texte lu durant mes études d’anthropologie. C’était l’un des métalogues (discussions imaginaires entre un père et un fils) du merveilleux bouquin de Gregory Bateson, Pour une écologie de l’esprit.