Trop, c'est comme pas assez!

Simplicité volontaire, désencombrement, décroissance, bio, écologie, méditation, temps, autarcie, écovillages, savons, produits pour le corps et produits de nettoyage faits maison

18 juillet 2007

La décroissance pour tous

J'ai lu La Décroissance pour tous de Nicolas Ridoux dernièrement. Même si le livre est très intéressant, je suis un peu restée sur ma faim... Je pensais y trouver de quoi alimenter ma réflexion et déconstruire mon imaginaire d'Occidentale... Mais ce ne fut pas le cas. Ce livre est excellent, mais il s'adresse à des gens qui entament une réflexion sur le sujet. C'est exactement le genre de livre sur lequel j'aurais aimé tomber il y a quelques années!

La partie que j'ai préférée porte sur le comment. Comment participer à cette décroissance. Comment passer du verbe à l'action, de la parole à l'acte. Voici tout d'abord la définition qu'en donne l'auteur, véritable point de départ des changements que nous devons effectuer dans nos modes de vie.

    "La décroissance est un changement de posture, un moyen et non une fin. (...) On parle en général de décroissance soutenable, ou décroissance soutenable et équitable (ce dernier terme pour marquer l'importance du partage entre les humains, avec d'abord le souci des plus démunis).
    Décroissance : diminution régulière de la consommation matérielle et énergétique, dans les pays et pour les populations qui consomment plus que leur empreinte écologique admissible, en évacuant en priorité le superflu matériel, au profit d'une croissance des relations humaines. Cette diminution de la consommation est délibérée.
    Soutenable : pour préciser le caractère progressif, démocratique, de la décroissance et la volonté d'éviter tout choc social pouvant dégénérer dans la violence. Également pour s'opposer au caractère "insoutenable" de la poursuite de notre mode de vie actuel.
    La décroissance n'est pas une croissance négative, c'est avant tout la sortie de la religion de la croissance, une "a-croissance". Nous libérons ainsi notre imaginaire des contraintes fixées par la croissance économique en tatnt que nécessité absolue. Il ne s'agit pas de faire "tout pareil", mais en moins, en plus petit, en rabougri. Il s'agit de faire autrement." (p. 91 et 92)

Et voici quelques exemples d'actions que nous pouvons, en tant qu'individu et collectivité, entreprendre pour vivre selon les principes de la décroissance.

Relocaliser l'économie (p. 132-136)

  • "Se désintoxiquer du "prix le plus bas possible" : acheter moins, mais mieux." (p. 134)
  • Acheter local (et bio, si possible), soutenir une ferme bio, faire partie d'un jardin communautaire, cultiver ses fruits et légumes.
  • Consommer des produits saisonniers et éviter les fruits et légumes exotiques (ou en consommer moins).
  • Bannir les aliments préparés et les produits industriels.
  • Priviliégier la qualité plutôt que la quantité.
  • Acheter équitable et se questionner sur le mode de production avant d'acheter.

Sauver notre environnement physique et mental (p. 136-139)

  • Éviter les achats dans les magasins à grande surface (du genre Walt Mart).
  • Éviter d'acheter de l'eau embouteillée (nous avons la chance d'avoir de l'eau potable directement dans nos maisons, sans efforts, profitons-en bon sang!).
  • Réduire et limiter notre consommation d'énergie.
  • Moins chauffer et climatiser nos maisons.
  • Réduire le nombre d'appareils électriques et éviter ceux qui sont en veille.
  • Privilégier les transports en commun, la marche, etc.
  • Éviter l'avion et privilégier le train, l'autocar, etc.
  • Réduire notre consommation de viande.
  • Faire ses courses à pied.
  • Réduire le temps passé devant la télévision, lire, s'informer, discuter, réfléchir, échanger, rencontrer des gens, etc.

Cultiver son intériorité (p. 140-141)

  • Apprécier la réalité et le moment présent.
  • Éviter les loisirs artificiels et technologiques.
  • Pratiquer des loisirs simples et conviviaux nous permettant de développer nos talents et d'entrer en relation avec les autres.
  • S'impliquer dans des associations, des groupes, etc.
  • Arriver à distinguer entre besoins et désirs pour profiter réellement de ce que l'on a déjà.
  • Entreprendre une démarche spirituelle

Ce ne sont là que quelques pistes, bien sûr, et chacun doit y aller selon ses priorités et valeurs, mais c'est un très bon début! Si chacun de nous allait dans ce sens, on assisterait à une véritable révolution! Chaque petit geste compte et rien n'est anodin. Il ne faut jamais sous-estimer la valeur de nos petits gestes quotidiens. Par contre, il est aussi essentiel d'agir collectivement et de s'impliquer dans des groupes qui militent pour le changement : décroissance, simplicité volontaire, écologie, relations Sud-Nord équitables, etc.




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19 mai 2007

La voie de la simplicité

La voie de la simplicité, pour soi et la planète de Mark A. Burch (publié chez Écosociété) est un ouvrage qui a littéralement changé ma façon de voir le monde. Ce livre formidable est accessible, bien écrit et très concret. C'est ce genre de livre qui nous donne envie d'agir immédiatement, de changer nos habitudes et nos façons de vivre et de faire de la planète un monde meilleur.

Et attention, il ne s'agit pas d'un livre moralisateur ou d'une recette toute faite. Non, l'auteur nous amène simplement à réfléchir sur nos valeurs, nos choix, nos habitudes. On y aborde plusieurs sujets : la famille, la communauté, l'environnement, le désencombrement, la spiritualité, le temps, l'argent, l'économie, le travail, l'équité, etc.

C'est ce livre qui m'a amené vers la méditation. J'y pensais depuis longtemps sans jamais oser me lancer. Car pour la plupart des gens, vivre selon les principes de la simplicité volontaire ne se limite pas à moins consommer. La simplicité volontaire implique au contraire tous les aspects de la vie humaine. Vivre selon ces principes, c’est chercher à harmoniser tous les aspects de notre vie, à vivre selon nos valeurs et à respecter nos forces et nos limites. Et c’est plus difficile qu’il n’y paraît!

Or la méditation m’aide énormément dans cette démarche. Ça m’aide à me recentrer, à cultiver l’attention, à apprécier les choses simples et à traverser les moments difficiles. C'est un moment privilégié où je prends simplement le temps de vivre et de respirer...

Marie

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