14 avril 2008
Du neuf, du vieux et du recyclé!
J'ai du neuf! Je vais finalement avoir une maison de rêve dans un quartier de rêve! C'est fait, c'est décidé, c'est presque signé... Je me fais construire une maison dans l'écoquartier De feuilles en aiguilles! Si tout va bien (pourquoi est-ce que ça n'irait pas bien?!!!), je déménagerai au printemps prochain. J'en rêve! Ce fut un long parcours du combattant. Pas facile de se marier avec la banque quand on est travailleuse autonome! Finalement, la caisse d'économie solidaire de Québec a accepté de me financer. Ils sont tout simplement géniaux! Je vous conseille de faire affaires avec eux si vous êtes un peu hors normes. En plus, ils ont une mission sociale que les caisses populaires ont malheureusement laissé de côté...
Entretemps, j'ai dû déménager (appartement insalubre). Tant qu'à faire, je me suis rapprochée de ma future demeure. Je vis donc maintenant dans la Mauricie. Je suis très contente d'avoir quitté la grande ville, finalement!
Avec le printemps qui s'annonce (enfin!), je vais me remettre à la fabrication de savons, car vaut mieux pouvoir ouvrir les fenêtres quand on joue avec de la soude caustique. J'ai hâte, j'avais oublié à quel point je déteste l'odeur des savons commerciaux (j'ai dû en acheter, la première fois depuis des années!).
Je me suis aussi lancée dans le levain vivant. Tout semble bien se passer cette fois-ci. La première fois que j'avais essayé, le levain était mort de sa belle mort après quelques jours. Je ferai du pain au courant de la semaine. Je vous en redonnerez des nouvelles... Et j'essaierai de ne pas rester silencieuse trop longtemps cette fois-ci!
11 octobre 2007
Kiva et le microcrédit
J'ai épouvantablement négligé mon blogue ces derniers temps. C'est que j'ai investi mon précieux temps dans d'autres activités : réno et gardiennage chez ma soeur, travail, menus travaux dans mon appartement, mise en conserve et... journées de congé! (Dans le désordre... pas ma maison, la liste!)
Aujourd'hui, j'ai fermé le bureau (façon de parler, puisque je travaille à la maison!). Je suis en congé. Je sirote mon café en rédigeant mon billet. Je prends le temps de vivre, tout simplement. Quoi de mieux qu'une journée de congé en pleine semaine. Ça me rappelle les journées de congé imprévues en raison du froid extrême (au Québec, lorsqu'il fait -30 degrés Celsius et moins, les écoles primaires et secondaires sont fermées pour éviter que les jeunes aient à faire des heures de transport dans un autobus jaune non chauffé), c'était les meilleures!
Mais ce n'est pas parce que je n'ai pas pris le temps de rédiger des billets que j'ai cessé de lire mes blogues préférés. C'est d'ailleurs dans l'un de ces blogues que j'ai appris l'existence de Kiva, un organisme qui sert d'intermédiaire entre prêteurs et emprunteurs. Les prêteurs, ce sont des gens qui ont 25 $, 50 $, 100 $ ou plus à prêter à des petits entrepreneurs de pays en développement, de l'Inde au Pérou en passant par le Mali.
L'idée est simple et brillante. On va tout simplement sur le site de Kiva pour y consulter la présentation des personnes qui souhaitent obtenir du microcrédit. On peut alors choisir quels projets on veut financer. Il ne reste alors qu'à verser (à l'aide de sa carte de crédit) le montant à Kiva, qui transmettra le prêt à l'organisme de microcrédit sur le terrain qui, à son tour, versera le prêt sans intérêt à l'emprunteur. Les prêts sont généralement d'une année. Après quoi, on peut décider de retirer ses sous ou de les prêter à nouveau. Ce qui est bien, c'est que Kiva ne prend aucun pourcentage sur ce montant, tout va à l'emprunteur. Et quand on sait que le microcrédit peut changer la vie des gens, voià un petit geste qui ne représente pas un gros sacrifice pour nous et qui peut faire toute la différence pour des personnes ayant une famille à nourrir.
Pour la petite histoire, le microcrédit a été systématisé par Muhammad Yunus, un Bangladeshi, qui a reçu depuis le Prix nobel de la paix pour son travail dans ce domaine. Les bénéficiaires du microcrédit sont souvent des femmes, généralement soutien de famille. Le but du microcrédit est de développer l'économie locale et d'offrir des outils de développement aux gens; bref de leur donner une canne à pêche au lieu de faire du dumping de poissons.
11 juin 2007
Travailler moins pour vivre mieux
Un commentaire d'Occitane m'a motivée à écrire ce billet. Comme j'ai pris la décision de travailler à mi-temps il y a plusieurs années et que dans ma tête le pourquoi du comment de ma décision sont clairs, j'avais l'impression que ce l'était nécessairement pour tout le monde... Or personne ne peut deviner mes intentions et mes motivations, surtout dans une relation virtuelle! Je fais donc mon mea culpa en expliquant comment et pourquoi je suis arrivée à travailler à mi-temps.
Bien longtemps avant d'entendre parler de la simplicité volontaire, je me suis rendue compte que plus je gagnais de l'argent, plus j'en dépensais. Première constatation.
Quand j'ai commencé à travailler à temps complet, mes études terminées, je me suis rapidement sentie aliénée par le travail. Vendre mon temps en échange de quelques malheureux dollars (et pourtant j'étais bien payée!) me semblait une hérésie. J'avais le sentiment de vendre mon énergie vitale et de ne plus en avoir pour moi, le soir venu. J'avais l'impression de perdre mon temps et de ne pas m'accomplir comme être humain (j'étais pourtant enseignante, un travail plutôt satisfaisant). Et les fous du travail qui m'entouraient et ne se valorisaient que par le travail (ou si peu par autre chose, malgré leur discours sur l'importance de la famille) me semblaient être des exemples parfaits de l'aliénation réussie. Le cas où la personne aliénée reprend et défend le discours du système qui l'aliène. Deuxième constatation.
Bon, certaines personnes diront probablement que je pousse un peu fort, mais c'était le sentiment que j'avais. Et je persiste et signe! Pour moi, le travail est simplement un moyen de gagner des sous pour faire tout le reste! Je tiens toutefois à préciser que j'ai un travail que j'aime et dans lequel je m'accompli, mais ma personne ne se résume pas à mon travail. Lorsqu'on me demande ce que je fais dans la vie, je ne répond pas en disant le nom de ma profession. Je ne crois pas que les gens soient médecins, enseignants, réviseurs, etc. Je crois qu'ils travaillent comme médecin, enseignant et réviseur. Bref, je ne me définis pas par mon travail!
Le fait de travailler moins me permet de passer du temps avec ma famille et mes amis, de faire du bricolage, de cuisiner, de jardiner, de méditer, de lire, de militer, de faire du bénévolat et même de regarder mes fleurs pousser! En d'autres mots, cela me permet de prendre le temps de vivre, tout simplement! Et comme je fais beaucoup de choses moi-même (parce que j'ai le temps de le faire), j'économise. Comme j'économise, j'ai moins besoin de travailler. L'éternel question se pose donc ici : est-ce que la poule vient avant l'oeuf ou l'oeuf avant la poule?!!
Depuis que je travaille moins, j'apprécie davantage mon travail. J'y trouve plus de plaisir. Et comme j'ai le temps de faire toutes sortes de choses, j'ai le sentiment d'être une personne plus accomplie et plus équilibrée. Plus je fais du travail manuel, plus je m'aperçois que ça me manquait lorsque je travaillais à temps complet. Rien n'est plus satisfaisant, à mon avis, que de faire des choses simples : cuire son pain, faire son yaourt, cultiver ses légumes, fabriquer ses produits de nettoyage, etc. Je crois que cette satisfaction du travail accompli et la simplicité de ces gestes ne sont pas étrangers au fait que nos ancêtres connaissaient beaucoup moins que nous la maladie mentale (dépression et cie).
Mais comme il est facile de se faire avaler par le travail, je reste constamment sur le qui-vive! Non seulement j'essaie de résister à l'appel du travail et des sous, mais je m'efforce constamment de faire plus de choses moi-même, de diminuer ma consommation et de jouir des choses simples.
04 juin 2007
Simplicité volontaire : Bilan juin 2007
J'ai bien aimé le bilan de Zig et Puce du Plancher des vaches. Ça rejoint parfaitement l'objectif de mon blog, soit suivre pas à pas et laisser une trace de ma démarche de simplification de ma vie. Je me lance donc. Voici mon bilan des dernières années :
1. Désencombrement (démarche perpétuelle, car l'univers a horreur du vide et que je finis toujours par m'apercevoir que j'ai un paquet de trucs qui m'encombrent!).
2. J'utilise maintenant des mouchoirs en tissu et des serviettes hygiéniques en coton bio.
3. Je fais mon compost (chez ma soeur, car je n'ai pas de place, je fais donc près d'une heure de bus par semaine avec mes contenants de compost!).
4. Je mange bio à 90 %, environ.
5. J'achète chez les producteurs et dans des boutiques près de chez moi, dans la mesure du possible.
6. Je fais tous mes produits de nettoyage, mes produits pour le corps et mon savon.
7. J'ai changé toutes mes ampoules pour des ampoules à faible consommation d'énergie et je baisse le chauffage à 15 degrés la nuit.
8. Je débranche les appareils qui consomme de l'énergie même lorsqu'ils sont éteints lorsque je ne les utilise pas.
9. Je n'ai jamais eu de voiture.
10. J'ai quitté mon emploi à temps complet pour travailler à temps partiel. Je travaille en moyenne un maximum de 20 heures par semaine.
11. Je n'achète plus de cadeaux : j'offre du temps, je bricole, j'offre des sorties culturelles ou des plats cuisinés.
12. Je fais du bénévolat pour des organismes qui oeuvrent dans le domaine de la simplicité volontaire et de l'environnement.
13. Je n'achète pas plus de 10 livres par année. Je vais à la bibliothèque.
14. Je reçois un panier de fruits et de légumes bio toutes les deux semaines.
15. Je mange peu de viande.
16. Je fais mon yaourt.
17. Je n'achète plus de bouteilles d'eau, j'utilise un gourde.
18. J'utilise des sacs en tissu pour faire mes courses.
19. Je fais mes conserves bio (tomates, coulis, confitures, etc.).
20. J'utilise du papier recyclé au travail (je travaille à la maison).
21. Je recycle les sacs de lait vide et je les utilise pour la congélation, etc.
22. Je ne prends que des REER responsables et éthiques.
23. Je privilégie l'achat de trucs usagés.
24. Mon blog.
25. Je compense mes émissions de carbone.
26. Je lave uniquement à l'eau froide.
27. J'achète équitable (sucre, riz, café, chocolat, etc.).
28. Je médite.
29. J'économise l'eau.
Voilà, je crois que ça fait le tour! Je publierai bientôt la liste des choses que je veux changer, de mes objectifs, etc.
Longue vie à la simplicité volontaire!
Marie
17 mai 2007
Je me jette à l'eau... à défaut de jeter autre chose!
Pourquoi lancer un nouveau blog alors qu'ils sont si nombreux sur la blogosphère? Pourquoi quelqu'un qui s'efforce de vivre selon les principes de la simplicité volontaire et de se désencombrer irait ajouter un blog de plus dans l'univers virtuel?
Une amie m'a dit, après un bon repas, que je devrais faire un blog de cuisine... J'avoue que je suis une fan de blogs de cuisine. J'en visite plusieurs assidûment. Mais de là à en faire un... Non! En plus, je n'aime pas prendre des photos!
Alors pourquoi un blog sur la simplicité volontaire? Parce que je suis profondément inspirée, ces derniers temps, par le site des deux copines de Bio-Blog. Lire leurs chroniques me redonne courage quand j'ai le sentiment de ne pas avoir d'échos de ma démarche et de mes efforts dans mon entourage, quand j'ai l'impression que j'en fais trop peu ou que ce que je fais est inutile... Bref, quand je me remets en question! Avoir le privilège de lire leurs réflexions et de suivre leur parcours m'a donné envie de faire de même, tant pour moi que pour les gens qui pourraient me lire. Je le vois comme un maillon de plus dans la chaîne de partage que permettent les blogs.
Le chemin du changement et de la simplicité n'est pas de tout repos et, surtout, il n'est pas linéaire. Laisser une trace sur le Web, qu'elle soit lue ou non par d'autre, me permettra de mieux évaluer le chemin parcouru. Grâce à ce blog, je laisserai de petits cailloux blancs derrière moi...
Bon voyage!
Marie