Je me souviens vaguement d’un texte lu durant mes études d’anthropologie. C’était l’un des métalogues (discussions imaginaires entre un père et un fils) du merveilleux bouquin de Gregory Bateson, Pour une écologie de l’esprit.

D’après mes souvenirs, le père et le fils y discutaient de l’ordre et du désordre. De ce qui fait la différence entre les deux, du fait qu’il s’agit d’une perception toute subjective.

À chaque fois que je me laisse submerger par le désordre, je repense à ce texte. À partir de quand passe-t-on de l’ordre au désordre? Ici, tout est question de perception et de tolérance. J’ai, je dois l’avouer, une assez bonne tolérance au désordre… Pourtant, j’aime TELLEMENT que tout soit en ordre et bien rangé! J’ai même une légère fixation sur le classement! Mais alors, pourquoi ai-je tant de mal à ranger et à faire du ménage? Pourquoi est-ce presque toujours en désordre chez moi? Que faire pour limiter les dégâts et, surtout, le temps consacré à faire du ménage et à ranger?

La première des solutions est évidemment de posséder moins de choses, car moins on a de choses à faire traîner, moins on a de choses à ranger! Donc, il faut se désencombrer. Mais une fois que c’est fait, il reste tout de même la vaisselle à laver, la lessive à faire, le frigo à laver, le plancher à balayer et à laver, les papiers qui s’accumulent, les poussières, etc. Sans compter toutes les choses que je laisse traîner…

 Les choses que je laisse traîner… Voilà le cœur du problème! Au fond, la seule façon de s’en sortir et de ne pas vivre dans un désordre continuel, c’est de ranger au fur et à mesure… et de toujours ranger les choses au même endroit (comme ça, on cherche moi, au sauve donc encore plus de temps!). Facile à dire! Moins facile à faire…

Mon appartement est à peu près décent aujourd’hui. J’en profite donc pour prendre une bonne résolution (pourquoi se limiter au premier de l’an!) : à partir de maintenant, je range ce que j’utilise au fur et à mesure (dans la mesure du possible…).

Et je me donne rendez-vous dans un mois, pour un petit bilan!

Marie